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Bonjour, je m'appelle Algedi Dahih connu sous le surnom de "Loup Stellaire".

Je suis un guerrier du puissant Ordre des Stellaires.

Je voudrais vous raconter une histoire qui parle du pouvoir des étoiles...

Cette histoire fait partie de mon passé, mais cette époque n'est pas encore arrivée pour vous qui lirez ces lignes.

Si vous pouvez accepter ceci, alors vous êtes prêt à lire la suite :

 

Sommaire

 

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(Les textes publiés ici sont déposés.
Merci de me demander l'autorisation pour toute copie ou citation.)

 

 

Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 22:35

 

Le général Mirach du Nitaï doit son nom à l'étoile béta de la constellation d'andromède. Ce nom signifie « le pagne ».

Andromède est la fille du roi d'Ethiopie, Céphée, et de sa femme Cassiope. Elle a été attachée à un rocher par son père pour qu'elle soit dévorée par la Baleine et calmer ainsi la colère de Poséidon. C'est Persée qui la sauva en pétrifiant la baleine avec la tête de la méduse.

La constellation d'andromède contient la plus proche galaxie de la voie lactée et la seule visible à l'oeil nu : M31, la galaxie d'andromède.

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 22:54

scorpion

 

 

Le maître de Shara doit son nom à l'étoile delta de la constellation du scorpion. Ce nom signifie «le front ».

Dans la mythologie grecque, le scorpion est l'animal envoyé par Héra (Junon chez les romains) pour punir le légendaire chasseur Orion de sa vantardise. Orion écrasa le scorpion mais ce dernier parvint à le piquer mortellement au pied. Depuis, les deux constellations sont placées à l'opposé l'une de l'autre dans le ciel pour que les deux ennemis ne se rencontrent jamais : lorsque le scorpion se lève, Orion se couche...

L'étoile Alpha de cette constellation est Antarès, soit Anti-Arès (rivale de Mars) car elle est aussi rouge que la planète Mars. Elle est situé exactement à l'endroit du coeur du scorpion.

Cette constellation du zodiaque contient plus de 25 amas stellaires et se situe près du centre de la Voie Lactée (situé dans la constellation du sagittaire).

 

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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 10:10

andromede  

 

Kaïtos, officier de l'armée du Nitaï, doit son nom à l'étoile Deneb Kaïtos (la queue de la baleine) de la constellation de la baleine.

A l'origine cette constellation ne représentait pas l'animal que l'on connait aujourd'hui, mais un monstre marin représenté soit comme un dragon de mer, soit comme une pieuvre.

Lorsque Neptune (Poséïdon chez les grecs) entendit que Cassiope, la femme de Céphée le roi d'Ethiopie, et sa fille Andromède, prétendaient être plus belles que Junon (Héra, l'épouse de Jupiter/Zeus) et les Néréïdes, il se fâcha et noya leur pays. Il envoya également un monstre marin, la baleine, dévorer tout ce qu'il trouverai.

L'oracle conseilla à Céphée d'attacher sa fille à un rocher et la laisser se faire dévorer par le monstre pour calmer la colère de Neptune.

C'est alors qu'arriva Persée, le fils d'une mortelle (Danaé) et de Jupiter, sur le cheval ailé Pégase. Il tomba amoureux d'Andromède et tua le monstre pour la délivrer grâce à la tête de la méduse.

Déneb Kaïtos (à ne pas confondre avec Deneb, l'étoile alpha du Cygne) est l'étoile beta de la Baleine. Elle reste tout de même l'étoile la plus brillante de cette constellation.

La Baleine fait partie de la région appelée "la mer du ciel" dans laquelle figure d'autres constellations marines (Verseau, Capricorne, Poissons, Dauphin, Eridan.)

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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 22:17

 

Capricorne

Constellation en partie visible dans le ciel austral et dans le ciel boréal, située sur la bande du zodiaque entre le Sagittaire et le Verseau.

Elle apparaît sur des tablettes babyloniennes datant de 3000 ans avant JC.

Elle fait partie de la région du ciel appelée "la mer du ciel" dans laquelle figure d'autres constellations marines (Verseau, Baleine, Poissons, Dauphin, Eridan.)

Il y a 2000 ans, le soleil était situé dans cette constellation lorsqu'il était dans sa position la plus au sud (23,5° de latitude sud) au solstice d'hiver. C'est pourquoi cette latitude est appelée "tropique du capricorne".

Il existe plusieurs mythes sur le capricorne :

- Il est la porte des dieux, par laquelle passent les âmes des morts lorsqu'ils entrent au ciel.

- il est Amalthée, la chèvre nourricière du jeune Zeus. Lorsqu'il était dans cette constellation en hiver, le soleil s'y nourrissait avant de repartir vers le nord.

- il est le dieu Pan, qui, voulant échapper au monstre Typhon, se changea en chèvre. Mais ses pieds étant dans l'eau, le reste de son corps s'est transformé en poisson. D'où la représentation actuelle du signe du zodiaque : une chèvre à corps de poisson.

- il est le dieu sumérien Ea (ou Oannes) qui a été chercher la culture et la science au fond des eaux pour les donner aux humains.

Cette constellation comporte un amas globulaire : M30 (6ème magnitude), et une galaxie spirale NGC 6907 (12ème magnitude).

Son étoile la plus brillante (alpha) est appelée Algedi ou Giedi (de l'arabe "Chevreau").

Il s'agit d'un système double optique : les deux composantes ne sont pas à la même distance et ne sont pas liées par la gravitation.

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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 22:00
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 21:50

 

Le silence était complet autour de l'arène. Les deux femmes s'observaient sans bouger.

Soudain, la sœur d'Aquila se précipita d'un bond extrêmement rapide sur son adversaire. Elle lança sa jambe droite à hauteur du visage. Flamme bougea vers la gauche dans le même temps, déviant le coup d'une simple tape de la main. Elle riposta instantanément, frappant au visage de Crystal. La fille aux cheveux d'argent esquiva d'un pivot sur la droite et lança son coude vers la nuque de son adversaire. Cette dernière se baissa, comme si elle s'attendait à cette riposte, saisit le bras de la sœur d'Aquila de la main gauche et accompagna le mouvement pour la projeter au sol. Dans sa chute, Crystal prit appui au sol avec ses mains, releva les jambes, enserra la tête de son adversaire entre ses genoux et la projeta vers l'avant. Flamme roula sur elle-même, se releva immédiatement et s'élança vers Crystal qui s'était déjà remise sur ses pieds.

Le combat continua ainsi pendant plus d'une minute, chaque combattante esquivant et attaquant en même temps avec une rapidité, une précision et une grâce époustouflantes. Chaque coup semblait puissant et était réellement porté. Nul doute que si une des deux jeunes filles parvenait à toucher son adversaire, le choc ferait des dégâts. Pourtant, elles parvenaient à esquiver sans mal, comme si leurs gestes étaient chorégraphiés et que chacune d'elles connaissait à l'avance les attaques que l'autre allait porter.

Shara n'avait jamais vu un combat si beau et si impressionnant. Il avait parfois du mal à distinguer tous les mouvements à cause de la rapidité des combattantes.

Elles adoptaient des postures nécessitant une grande souplesse et utilisaient toutes les sortes d'attaques possibles, que ce soit de face ou de dos, avec une grande variété de coups : tête, poings, paume des mains, doigts, avant-bras, coudes, genoux, talons, dessus ou pointe du pied…

Chacune d'entre elle avait un style bien particulier. Shara reconnut plusieurs techniques qui lui avaient été enseignées, même s'il avait rarement vu des combattants les mettre en application d'une façon aussi efficace.

La sœur d'Aquila utilisait plus de mouvements et blocages. L'ensemble donnait un style assez dur et brutal. Flamme semblait quant à elle privilégier les esquives et les projections, mais ses coups restaient également assez directs.

Aucune des deux adversaires n'avait réellement le dessus sur l'autre : lorsque l'une reculait pour prendre de la distance et frapper avec les poings ou les pieds, l'autre s'avançait pour casser le rythme et attaquer au corps à corps.

Elles étaient sans cesse en mouvement, toujours dans la contre-attaque sans aucun temps mort. A plusieurs reprises elles lancèrent une attaque simultanément, parvenant à esquiver au dernier moment.

Sur un coup de poing au visage porté avec une grande force, Flamme esquiva, saisit le bras de Crystal, tourna sur elle-même et la projeta de quelques mètres avec une force prodigieuse. La sœur d'Aquila fit une roulade et se releva immédiatement. Mais au lieu de contre-attaquer, elle ferma les yeux et joignit ses mains contre sa poitrine, les doigts tendus vers le ciel comme si elle priait.

Un bref murmure s'éleva dans l'assistance.

Au lieu d'attaquer à nouveau comme elle l'avait déjà fait à de nombreuses reprises, Flamme eut un mouvement de recul et mit ses bras en protection devant son visage. Shara ne parvenait pas à comprendre ce brusque changement d'attitude.

En une fraction de seconde, l'air devint subitement lourd, saturé d'électricité comme lors d'un violent orage. Shara sentit même ses cheveux se dresser. Pourtant, au travers du toit végétal, aucun nuage ne venait masquer les rayons du soleil.

Plus personne ne bougeait. Aquila agrippa le bras de Shara tandis qu'elle ne quittait pas sa sœur des yeux. Elle esquissa un léger sourire, comme si elle comprenait ce qu'il allait se passer. Le temps semblait s'être arrêté alors qu'il ne s'était écoulé que deux ou trois secondes.

Crystal ouvrit soudainement les yeux et tendit ses bras devant elle comme si elle jetait quelque chose en direction de Flamme. Instantanément, un claquement sec et puissant se fit entendre, comme lorsque la foudre s'abat sur un arbre. Dans le même temps, Flamme fut projetée hors de l'arène, poussée par une force invisible.

Tout le monde resta figé, retenant son souffle.

Puis Flamme se releva.

Comme si de rien n'était, elle s'épousseta pour enlever les brindilles de pailles qui s'étaient posées sur elle. Elle releva ensuite les yeux vers Crystal qui n'avait pas bougé du centre de l'arène. Elle lui adressa un sourire et lui lança, sur un ton enjoué :

- Ça y est ! Tu as réussi !

L'ensemble des spectateurs se mirent à les acclamer et se précipitèrent vers les deux combattantes.

Tout le monde se pressait autour de Crystal pour la féliciter. Shara restait abasourdi par ce qu'il venait de voir, incapable de comprendre ce qu'il venait de se passer.

Par algedi - Publié dans : Les Légendes Stellaires
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 22:33

 

Après une bonne heure de marche, Shara remarqua que la forêt se faisait moins dense. Les arbres étaient plus espacés. Ils débouchèrent dans une grande clairière. Le sol était couvert d'une herbe rase, de fougères et de quelques fleurs sauvages. Au dessus d'eux, les branches des arbres s'allongeaient et se croisaient. Leurs ramifications formaient un toit végétal qui recouvrait toute la clairière, laissant filtrer ça et là les rayons du soleil. Il ne devait pas être loin de midi, et bien que le soleil soit haut dans le ciel, la couverture de feuilles et de branches maintenait une température agréable.

Au pied de quelques arbres disséminés se trouvaient des habitations sommaires en bois, sans étage. Des ouvertures protégées par des volets faisaient office de fenêtres. Au centre de la clairière se trouvait un groupe de gros chênes autour desquels était assemblée une bâtisse plus imposante que les autres. Plusieurs personnes apportaient des couverts ou de la nourriture. Une fumée qui sentait bon la viande grillée s'échappait par une ouverture aménagée au dessus du bâtiment et qui faisait office de cheminée.

Aquila esquissa un sourire :

  • - Parfait ! Juste à temps pour le déjeuner !

Elle se retourna vers Shara :

- C'est beau hein ? Nous avons de la chance que la forêt ait été préservée des bombardements. Avant la guerre, la mode était à l'écologie. Il y a eu de vastes campagnes de reboisement du pays, des engrais très efficaces ont été élaborés et même la disposition de la ville a été pensée pour que la zone industrielle, située exactement à l'opposé, ne pollue pas la végétation. Comme c'est surtout cette zone qui a été bombardée, même s'il y a bien une petite partie de la forêt qui a brûlé, la grosse majorité y a réchappé. Depuis le temps la forêt est redevenue sauvage et continue de s'étendre naturellement.

Aquila s'interrompit, le regard attiré par un attroupement :

- Oh ! Viens voir ça !

Elle tira Shara par le bras en direction du groupe.

Les spectateurs regardaient une zone d'une dizaine de mètres de diamètre délimitée par six poteaux de bois disposés en hexagone et reliés entre eux par une corde. De la paille avait été disposée au sol à l'intérieur de l'enceinte. Au centre de cette arène improvisée, deux jeunes femmes se faisaient face.

La plus grande des deux avait de longs cheveux d'un blond foncé qui tombaient sur ses épaules de façon éparse, à la manière d'une crinière. Son regard marron, dur et déterminé, lui donnaient un air sévère. Tout comme Aquila, elle portait un pantalon moulant et un t-shirt qui laissaient voir qu'elle avait un corps très musclé. Elle se tenait droite, les jambes légèrement écartées, le menton relevé, prête à bondir. Elle donnait l'impression d'avoir beaucoup d'assurance.

Son adversaire, bien que vêtu de la même façon, avait une allure plus féminine. Elle mesurait une demi-tête de moins, avait un corps plus gracieux, un visage plus rond. Ses cheveux étaient courts et coiffés en bataille. Ils étaient d'un blond très clair avec des reflets presque blancs qui donnaient l'illusion qu'ils étaient faits de fins fils d'argent et lui donnaient un aspect mystérieux, presque féerique, accentué par ses grands yeux d'un bleu très clair avec des reflets gris-argentés

Elle sautillait sur place, calmement, les bras détendus, probablement pour s'échauffer.

- Celle de droite, précisa Aquila en désignant la fille aux cheveux argentés, c'est ma sœur Crystal. Comme moi, c'est une des quatre gardiennes des éléments, et elle représente la Terre. Son adversaire, c'est Flamme, et comme son nom l'indique elle est la gardienne du Feu. Ce sont nos deux plus fortes guerrières, on va assister à un beau combat ! J'espère que cette fois-ci ma sœur arrivera à gagner car ces derniers temps, c'est toujours Flamme qui l'emporte.

 

Suite : Chapitre 21 - #2

Par algedi - Publié dans : Les Légendes Stellaires
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 21:52

 

Faïgon se réveilla en sursaut. Il était vêtu d'une simple chemise blanche et il était allongé sur le matelas d'un lit à armature en fer. En regardant rapidement autour de lui, il vit qu'il se trouvait dans une petite pièce blanche sommairement meublée qui lui était inconnue.

En face de lui il y avait une petite télévision, un vieux modèle à tube cathodique, posée sur une tablette suspendue au mur. A droite se trouvait une armoire en bois.

Le lit était au milieu de la pièce, qui n'était éclairée que par une petite fenêtre sur le mur de droite et une porte vitrée sur celui de gauche.

Il lui fallu quelques instants pour reprendre ses esprits et comprendre où il était.

Tout lui revint en mémoire : la bagarre avec les autres gars, la poursuite des soldats, sa chute face à l'hélicoptère et sa perte de connaissance.

Il devait donc se trouver dans une chambre du seul hôpital de la ville qui n'avait pas été détruit lors de la guerre.

Son attention fut vite attirée par des mouvements au travers de la vitre de la porte : deux soldats montaient la garde !

Il se jeta hors du lit et fut pris d'un vertige qui le fit se rasseoir. Il sentit également que tous ses muscles étaient douloureux. Il lui fallut plus d'une minute avant de pouvoir à nouveau se lever.

Il chercha une issue du côté de la fenêtre : il était au troisième étage et surplombait un parking en ciment et il n'y avait pas de corniche où il aurait pu s'agripper. Il était piégé !

Voulant tenter le tout pour le tout, il attrapa la poignée de la fenêtre dans l'espoir de l'ouvrir, lorsque qu'un rire monta derrière lui et le fit sursauter.

Il fit volte-face : un soldat se tenait dans l'encadrement de la porte.

Sans quitter Faïgon du regard, l'homme tourna légèrement la tête sur le côté pour s'adresser à son comparse avec un rictus de satisfaction :

- Et bien, regarde ça ! Tu vas pouvoir aller dire au chef que notre petit protégé est réveillé ! Il a même l'air en pleine forme. Je vais pouvoir le préparer pour l'interrogatoire !

Sans attendre la réponse de l'autre soldat, il avança dans la pièce et referma la porte.

Son regard pétillait d'une lueur malsaine. Contrairement à d'autres soldats ventripotents, celui-ci semblait prendre soin de sa forme physique, probablement par un entraînement régulier.

Les soupçons de Faïgon se confirmèrent lorsqu'il aperçut le brassard que l'homme portait sur le bras droit : un fantôme blanc stylisé sur fond noir, le même que celui de l'officier qui les poursuivait. Sûrement des forces spécialespensa t-il.

Sachant qu'il n'aurait aucune chance de battre son adversaire au corps à corps, il tenta une attaque surprise en se ruant sur lui. Il prit appui sur le lit qui les séparait et fonça les poings en avant.

L'homme réagit immédiatement en esquivant l'attaque tout en projetant Faïgon contre le mur.

Le jeune homme fut complètement sonné et n'eut pas le temps de reprendre ses esprits. Déjà le soldat le relevait. Il le projeta à nouveau contre le mur sur sa droite, tout en maintenant fermement la pression sur son cou avec ses avant bras croisés en tenaille.

- Tu te souviens de moi petit con ? lui dit-il dans un souffle. Je vais te faire payer de m'avoir balancé un coup dans les couilles hier soir !

Faïgon se remémora l'attaque dans la ruelle. Il n'avait pas prêté attention au visage des hommes qui le tenaient pendant que l'officier le menaçait. Sentant la pression exercée sur son cou et le manque d'air qui commençait à se faire ressentir, il fut pris de panique. Il plaça ses mains sur les bras qui l'étranglaient et tenta de se débattre en remuant son corps dans tous les sens. Son pied droit s'enroula sur quelque chose mais il n'y prêta pas attention.

Le soldat s'exclama :

- Ça ne sert à rien de te débattre, tu n'as aucune chance ! Je vais te crever ! Même si mon chef me colle au trou pour ça, tu vas payer !

Il avait un regard de dément et de la salive coulait sur le côté de sa bouche. Il resserra encore la pression.

Dans son affolement, Faïgon leva les yeux et remarqua la tablette et le téléviseur au dessus de lui. Il eut un éclair de lucidité : son pied était enroulé sur le câble d'alimentation électrique de l'appareil.

Sans réfléchir, il étendit son pied droit d'un coup sec. Le câble glissa sur son pied et le téléviseur bougea à peine. Par chance, le soldat n'y prêta pas attention.

La pression sur son cou était énorme et il lui sembla que des points blancs commençaient à apparaître devant ses yeux. Il essaya à nouveau d'enrouler le câble autour de son pied et, sentant que la prise était ferme, tira à nouveau.

Le téléviseur glissa brusquement au bord de la tablette, vacilla puis tomba sur les deux hommes.

Faïgon ferma les yeux en tentant de se maintenir sa tête le plus possible contre le mur. L'objet se fracassa sur la tête du soldat, envoyant des morceaux de plastique dans tous les sens.

D'un coup, la pression se relâcha et Faïgon tomba au sol.

Il rouvrit les yeux et vit le soldat accroupi, à moitié sonné.

Haletant et ayant du mal à trouver son équilibre, Faïgon se releva, ramassa les restes du téléviseur et l'écrasa de toutes ses forces sur la tête de son ennemi qui s'étendit inanimé sur le sol.

Sous le choc, Faïgon retomba assis. Il lui fallut encore quelques instants pour reprendre son souffle. Son cou était douloureux. Il était conscient qu'il devait absolument s'enfuir au plus vite.

Rassemblant ses forces, il retira l'uniforme de l'homme inconscient, le revêtit et sorti de la chambre en titubant. Prudemment, il observa les deux côtés du couloir : aucun soldat ne s'y trouvait, et les personnes en blouses blanches qui allaient et venaient ne lui prêtèrent pas attention. Il s'empressa de refermer la porte derrière lui. Par chance, personne n'avait entendu les bruits de la lutte.

Son regard s'arrêta sur un banc où les deux gardes avaient déposé leurs casques. Il prit celui qui lui allait le mieux et baissa la visière noire pour cacher partiellement son visage.

En s'appuyant légèrement sur le mur, il longea le couloir jusqu'à trouver l'ascenseur. Au moment où la porte automatique s'ouvrit, il fut pris d'un terrible doute : un soldat pouvait en sortir et le surprendre.

Il fut soulagé lorsqu'il vit une infirmière passer sans le remarquer, absorbée dans la lecture d'un dossier plastifié. Elle était la seule occupante de l'ascenseur. Il s'y engouffra et appuya sur le bouton du rez-de-chaussée.

En moins d'une minute, il fut dans le hall. Il avança d'un pas mal assuré vers la sortie.

Alors qu'il arrivait au niveau des portes vitrées, un groupe de plusieurs soldats fit irruption dans l'hôpital. Faïgon ne put s'empêcher de remarquer que parmi eux se trouvait une jeune femme en uniforme qui tenait son casque sous le bras.

Dès qu'elle l'aperçut, elle planta son regard dans le sien. Faïgon fut troublé par cette beauté froide. La jeune femme lui adressa un sourire complice. Gêné, Faïgon baissa les yeux et continua à avancer.

Il sursauta lorsqu'elle l'appela :

- Bonjour jeune homme !

Faïgon se figea. Il ne savait pas quoi faire. Avait-elle remarqué les bleus sur sa peau ou sa façon de marcher en boitant ? Les idées fusèrent dans sa tête. Il lui fallait agir, et vite. Tentant le tout pour le tout, il se retourna vers le groupe et salua de la main.

La jeune femme s'avança vers lui. Les soldats qui l'accompagnaient semblaient surpris de sa réaction et ne bougèrent pas.

- Alors, dit-elle en souriant. Depuis quand on ne salue plus un supérieur, soldat ?

Faïgon blêmit et fut incapable de faire le moindre mouvement. La jeune femme portait un uniforme d'officier, et non celui d'un simple soldat, avec des étoiles dorées sur les épaulettes. Même s'il ne connaissait rien aux grades, Faïgon savait que cela signifiait qu'elle avait un rang élevé dans la hiérarchie militaire.

Avant même qu'il ne puisse tenter quoi que ce soit, le groupe de soldats l'encercla. Il était pris.

A cet instant, une alarme se mit à retentir. Le soldat qu'il avait assommé venait sûrement d'être découvert. Toujours épuisé, il se résigna. Kaya se tenait toujours devant lui, le sourire aux lèvres.

 

Suite : Chapitre 21

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 21:48

 

Seti arriva au point de ralliement. Ils avaient depuis longtemps prévu ce genre de situation où ils seraient amenés à se séparer afin d'échapper aux soldats. Ils avaient donc défini des endroits précis où ils pourraient se retrouver ensuite.

Faïgon n'était pas encore arrivé. Seti dissimula sa moto et attendit. Les minutes lui semblaient interminables. Il ne comprenait toujours pas pourquoi aucun véhicule ne l'avait suivi. Il avait entendu les sirènes s'éloigner, puis plus rien. Il avait vu passer un hélicoptère qui se dirigeait vers l'autoroute, mais personne ne semblait être à sa poursuite.

Au bout d'une demi-heure, le jeune homme décida d'emprunter un des passages vers les souterrains qui étaient à proximité. Puis il alla directement rejoindre Shonie.

Cette dernière se trouvait en compagnie d'un petit groupe de personnes, dont Jodie faisait partie. Ils semblaient tous préoccupés.

- Qu'est-ce qui se passe ? Leur demanda-t-il.

- Ah tu es là ! s'exclama Shonie en le voyant. Tu vas bien ? Et où sont les autres ?

Seti leur raconta brièvement ce qu'il venait de leur arriver. Lorsqu'il précisa qu'ils s'étaient séparés et qu'il avait rejoint le point de ralliement sans avoir été poursuivi, Jodie éclata en sanglots.

Shonie mis ses bras autour des épaules de cette dernière, et se tourna vers Seti qui leur adressait un regard interrogateur :

- Apparemment, Faïgon et Shara se sont fait avoir.

- Quoi ? s'exclama le jeune homme, mais comment ?

Un autre jeune homme, qui se tenait à côté de Shonie, pris la parole à son tour :

- Tu sais que mon cousin travaille au centre de sécurité du centre commercial ?

- Oui bien sûr, répondit Seti. Il se rappelait que le cousin en question les avait souvent aidés en fermant les yeux quand ils piquaient de la marchandise.

- Il était de service ce matin. Je viens tout juste de l'avoir au téléphone et il m'a raconté que des soldats d'une section spéciale avaient déboulé. Ils étaient à la poursuite d'un type. Il paraît qu'il leur a donné du fil à retordre avant de s'échapper. Il m'a dit aussi que ces soldats étaient sur une fréquence radio sécurisée, mais l'un d'entre eux avait laissé le volume à fond. Mon cousin a pu entendre qu'ils avaient attrapé un autre type à moto sur l'autoroute.

        - Merde, ça serait Faïgon alors ?

Seti était abasourdi. Comment son ami avait-il pu se faire attraper par ces bons à rien de soldats ? Faïgon était un très bon pilote et il était très rusé. Il arrivait toujours à se sortir des pires situations. Jamais il n'avait pu imaginer qu'il se serait fait attraper.

- L'autre type en question devait donc être Shara, ajouta Shonie.

- Mon cousin ne sait pas ce qui s'est passé pour lui, reprit le jeune homme. Les soldats sont tous partis d'un coup. Il pense qu'ils n'ont pas réussi à l'avoir : apparemment il a blessé leur officier. C'est pour ça que mon cousin m'a appelé tout de suite, il pensait que c'était l'un des nôtres. En tout cas il paraît que ce mec leur a foutu une sacrée raclée.

Shonie s'adressa alors à Jodie :

- T'en fais pas : on va trouver où ils ont emmené Faïgon et on ira le sortir de là, je te le promets.

Jodie acquiesça.

Shonie espérait vivement trouver un moyen de tenir cette promesse. Chaque membre de leur petite bande était comme quelqu'un de sa famille et l'arrestation de Faïgon l'affectait tout autant que Jodie. Mais elle se surprit à être également inquiète de la disparition de Shara. Ce n'était pourtant pas son genre de s'attacher au premier venu, d'autant plus qu'elle ne le connaissait que depuis la veille et que par instinct de survie elle avait tendance à se méfier des inconnus. Mais le jeune homme lui avait paru sincère et s'était vraiment impliqué pour les aider. Elle se promit de faire tout son possible pour retrouver ses deux amis.

 

Suite : Chapitre 20

Par algedi - Publié dans : Les Légendes Stellaires
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 21:19

Aquila en avait trop dit. La curiosité de Shara était à son comble :

- Mais qu'est ce que c'est exactement que ces pouvoirs dont tu me parles ?

- Ah ah ! Je vais t'expliquer tout cela, et je vais même t'apprendre à t'en servir ! Mais une bonne démonstration vaut mieux que des explications. Tu verras tout cela lorsque nous arriverons au camp.

- C'est encore loin d'ici ?

- Encore un peu plus d'une heure de marche. Nous sommes obligés de nous cacher profondément dans la forêt pour éviter d'être repérés par les patrouilles.

- Et comment faites-vous pour leur échapper ?

- Nous nous déplaçons souvent. Nous avons établis plusieurs camps et nous passons de l'un à l'autre. Les soldats ne s'aventurent jamais aussi loin dans la forêt, et si ça arrive, nous avons des guetteurs qui préviennent les autres. D'ailleurs, ils savent déjà que nous arrivons !

- Comment ça ? répondit Shara étonné.

- Parce que nous avons croisé deux guetteurs en chemin ! Ils sont experts dans l'art de se dissimuler. Ils portent des vêtements de camouflage et savent aussi contrôler leur rythme cardiaque et leur souffle. C'est pour ça que tu ne les as pas vus. Mais ne t'inquiète pas, tu apprendras aussi cela.

- Et les soldats ne vous ont jamais trouvés ici ?

- Non ! Nous nous déplaçons le plus souvent la nuit et en petits groupes. Lorsque leurs avions survolent la zone avec des détecteurs à infrarouges, ils ne peuvent pas nous distinguer des gros animaux. De toute façon, ils surveillent peu la forêt car on s'arrange pour qu'ils pensent que nous nous cachons du côté des montagnes. Seuls des satellites pourraient nous repérer, mais, par chance, l'espace est contrôlé par les américains. Donc nous ne craignons rien de ce côté là !

L'évocation des recherches dans les montagnes rappela à Shara le souvenir du camp de son maître dévasté.

- Tu ne penses pas qu'un jour ils finiront par vous trouver ?

- Si, bien sûr ! Ils ne sont pas si bêtes et vont vite finir par comprendre que les petits détachements que nous envoyons de temps en temps dans les montagnes ne sont que des leurres. C'est pour ça que beaucoup d'entre nous pensent qu'il faut agir maintenant. Mais il reste à convaincre la Princesse.

- Pourquoi ?

- Elle est persuadée que nous devons attendre la venue d'un guerrier légendaire qui serait le seul capable de nous aider. Elle est très attachée aux anciennes légendes. Mais je pense qu'il y a un peu de vrai là dedans !

Aquila s'arrêta à nouveau et se tourna vers Shara :

- Je t'ai repéré hier, quand tu es arrivé à Pyxis : j'ai tout de suite senti une grande force en toi. Cela fait aussi partie de mes pouvoirs. Je t'observe depuis que tu es arrivé.

- Tu veux dire que tu veux faire de moi un guerrier du Kitaï ?

- Si tu es d'accord bien sûr ! J'ai eu du mal à te retrouver ce matin. C'est moi qui ai fait tomber le robot du haut de l'immeuble. J'ai vu qu'il appelait des renforts. Je vous ai un peu aidé à vous enfuir ! Après votre départ, je me suis débarrassée des soldats qui étaient sur place. Grâce à leur radio j'ai pu suivre vos déplacements. J'ai mis un peu de temps à vous rejoindre mais je suis arrivée juste à temps pour assister à ton combat contre l'officier ! J'ai bien vu que même avec une main blessée, tu aurais eu le dessus sur lui.

Elle désigna ses pansements :

- Au fait, que t’est-il arrivé ?

- Hier soir, un autre robot nous a attaqué dans les souterrains. Je croyais aussi que c'était un homme et je me suis cassé la main en lui tapant dessus !

- Ne t'inquiète pas, avec l'entraînement que je vais te donner, tu arriveras à les reconnaître et à te débarrasser facilement de ces machines.

Shara hésita. Tout ce qu'Aquila disait lui semblait vraiment surréaliste, mais il l'avait pourtant bien vu se débarrasser du robot d'un seul coup.

- Tu ne veux pas m'en dire plus sur tes pouvoirs ?

- Bon, puisque tu insistes et qu'on a un peu de temps, je vais te montrer.

Aquila chercha un endroit un peu dégagé. Elle s'assit en tailleur sur le sol et demanda à Shara de s'asseoir en face d'elle. Elle prit alors délicatement ses mains dans les siennes.

- Alors, mon jeune disciple, dit-elle sur un ton exagérément solennelle, sache qu'il existe une immense énergie qui est présente dans toute forme de vie, dans chaque cellule. De nombreuses croyances y font référence. On l'identifie sous plusieurs noms : le « Ki » pour les orientaux, l'Energie vitale ou l'Aura pour les occidentaux. Pour d'autres, c'est simplement de la magie. Mais il s'agit toujours de la même chose.

Elle fit une petite pause pour laisser le temps à Shara de bien comprendre ce qu'elle expliquait. Ce dernier se rappelait à nouveau de l'enseignement de son maître. Il lui avait effectivement parlé du « Ki »dans l'art du combat, mais ne s'était jamais attardé sur cette notion.

- Chacun est capable de sentir et manipuler cette énergie, repris Aquila. Elle se manifeste sous plusieurs formes : télékinésie, pouvoirs médiumniques ou divinatoires. Certains individus la ressentent naturellement, d'autres ont besoin d'entraînement pour y arriver, mais elle est accessible à tous.

Elle serra un peu ses mains. Shara eu un mouvement de recul.

- Je vais l'utiliser pour te soigner, tu vas comprendre.

Shara fut surpris :

- Tu vas guérir mes mains ?

Aquila ne plaisantait plus. Elle était sérieuse et très concentrée.

- Oui. Depuis longtemps, certains hommes ont compris que les blessures et les maladies étaient la conséquence d'une mauvaise circulation de cette énergie vitale. En la restaurant, le corps arrive à se soigner plus rapidement. C'est exactement ce principe qui est utilisé par l'acupuncture.

Elle ferma les yeux.

- Je vais faire circuler mon énergie dans ton corps pour accélérer ta guérison.

Elle inspira profondément et ne dit plus rien pendant quelque secondes.

Shara l'observa. Elle avait un visage très agréable à regarder, avec les trais fins, les yeux légèrement en amande et le nez un peu retroussé. Ses pommettes rondes lui donnaient un air espiègle de petite fille. Des mèches de ses cheveux blonds bouclés retombaient négligemment sur son front.

Soudain, elle ouvrit les yeux et plongea ses yeux marron dans les siens :

- Hé, mais je vais pas bosser toute seule ! Il faut que tu m'aides aussi !

- Mais comment ? S’étonna Shara.

- Tu fermes aussi les yeux, et tu visualises tes mains. Essaie de sentir de la chaleur circuler dedans. Visualise aussi tes os en train de se ressouder.

Shara n'était pas réellement convaincu. Mais la jeune fille avait l'air d’être sérieuse.

Il fit ce qu'elle lui demanda.

Au début il ne sentit rien d'autre que la douleur lancinante de ses os meurtris. Puis après quelques instants, il commença à sentir de la chaleur dans ses mains. Il pensa que cela n'avait rien d'extraordinaire puisqu'elles étaient enserrées dans celles d'Aquila.

Mais progressivement, la sensation de chaleur s'accentua. C'était une chaleur bienveillante, douce et apaisante, qui se diffusait dans ses bras. Elle se faisait de plus en plus présente et finit par effacer complètement la douleur.

Shara avait perdu toute notion de temps et d'espace. Il ne sentait plus le reste de son corps, toute sa conscience était focalisée sur ses mains, comme si elles constituaient la totalité de son être. Il se sentait dans un état de bien-être total.

Soudain, la voix d'Aquila lui parvint :

- Ça suffit pour l'instant. Elle retira ses mains et il revint brusquement à la réalité. Il lui fallut quelques secondes pour retrouver ses esprits et ressentir à nouveau tout son corps. Ses blessures se firent à nouveau sentir mais la douleur semblait beaucoup moins forte qu'avant. Il était incapable de savoir combien de temps avait duré cette expérience.

La jeune fille se releva :

- On a encore du chemin à faire. Mais si on fait ça un petit peu chaque jour, tu seras complètement guéri dans une semaine !

Shara observait ses mains et restait perplexe : il se demandait si tout cela avait vraiment marché ou si c'était juste son imagination.

Aquila avait déjà repris la route. Il lui emboîta le pas et ils continuèrent à s'enfoncer au cœur de la forêt.

 

Suite : Chapitre 19

Par algedi - Publié dans : Les Légendes Stellaires
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